Fiabilité Peugeot 206 Diesel 1.4 HDI
Fiabilité Peugeot 206 Diesel 1.4 HDI : note 7,0/10, 5 problèmes courants chiffrés (€/km), comparatif concurrents, avis propriétaires vérifiés.
La Peugeot 206 1.4 HDi (codes 8HX et 8HZ, bloc DV4TD, puis DV4C sur la fin de carrière) est un diesel urbain correct à l'achat, à condition de traiter les joints d'injecteurs, l'embrayage et le train arrière avant de discuter le prix. Apparu à l'automne 2001 en 70 ch, selon L'argus, il équipe la berline jusqu'à la 206+ produite en France jusqu'en décembre 2012. Ce n'est pas un moteur fragile par conception, mais un petit common rail qui ne pardonne ni les vidanges espacées ni les joints cuivre laissés en fuite.
Pourquoi cette analyse fiabilité est différente
Beaucoup de pages sur la 206 diesel mélangent le 1.4 HDi avec le 1.6 HDi, le 2.0 HDi, voire un autre constructeur. Ici, le périmètre est strict : berline 206 et 206+ équipées du quatre cylindres 1 398 cm³ à rampe commune, huit soupapes, turbo à géométrie fixe. Les faits viennent de la presse technique et des recensements d'avis, pas d'un panel inventé. L'argus situe l'apparition du 1.4 HDi de 70 ch à l'automne 2001 sur la 206, puis décrit la révision Euro 5 d'avril 2010, baptisée DV4C et affichée 68 ch, encore montée sur la 206+ jusqu'en décembre 2012. Wikipédia découpe la carrière française en phase 1 (1998-2003), phase 2 (2003-2009) et 206+ (2009-2012), avec arrêt de la production française de la 206+ le 17 décembre 2012.
Le 1.4 HDi n'est donc pas le 1.6 HDi, ni un bloc de 90 ch. La 206 essence 1.4 16v est un autre sujet. Sur la fin de gamme, Caradisiac rappelle qu'en mars 2007 il ne restait, côté thermique courant, que le 1.4 essence 75 ch et le 1.4 HDi 70, jusqu'au passage à la 206+ en février 2009. Challenges confirme, au salon de Genève 2009, une 206+ limitée à trois moteurs, dont le Diesel 1.4 HDi 70 ch annoncé à 110 g/km de CO2.
Fiche technique du moteur DV4TD / DV4C
Le premier 1.4 HDi de la 206 est le DV4TD, quatre cylindres en ligne, injection directe common rail, turbo à géométrie fixe et échangeur. Autozine, en reprenant l'annonce Peugeot de fin 2001, donne 1 398 cm³, 50 kW soit 70 ch à 4 000 tr/min, 150 Nm à 1 750 tr/min, 168 km/h, 14,7 s de 0 à 100 km/h et 4,3 L/100 km en mixte, avec une commercialisation annoncée en janvier 2002. La boîte est une manuelle à cinq rapports. Il n'y a pas de boîte automatique sur cette motorisation.
Motorisation
1.4 HDi 68 ou 70 Diesel turbo
Cylindrée
1 398 cm³ source
Puissance
68 ou 70 ch source
Couple
150 à 160 Nm source
Conso mixte annoncée
4,3 L/100 km source
Codes moteur
8HX, 8HZ DV4TD puis DV4C
Les repères atelier les plus cités sur la 206 sont 8HX et 8HZ, tous deux DV4TD, huit soupapes. La fiche famille DV associe le DV4TD 8HX à 68 ch et le situe notamment sur la 206, avec un couple de l'ordre de 150 à 160 Nm selon les colonnes du tableau. La fiche fiches-auto de la 206+ décrit de son côté un 1.4 HDi 70 DV4TD, 70 ch à 4 000 tr/min, 160 Nm à 2 000 tr/min, norme Euro 3, vanne EGR haute pression, distribution par courroie et volant bimasse. Ce n'est pas le DV4TED4 16 soupapes d'environ 90 ch, réservé à d'autres modèles. À partir d'avril 2010, L'argus distingue le DV4C de 68 ch, mis au niveau Euro 5 : c'est cette évolution, et non la 206 des années 2002-2008, qui peut cumuler filtre à particules, échangeur EGR et électrovanne de suralimentation.
Rappels constructeur : points à vérifier en concession
Aucune campagne publique consultée ne porte les références « PSA/2010/045 » ou « PSA/2012/078 ». Ces codes ne doivent pas servir de base de négociation. Le contrôle utile se fait avec le VIN sur la page campagnes de rappel Peugeot. En parallèle, deux sujets documentés méritent une question au vendeur.
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Démarreur Neiman
Caradisiac signale, sur la 206 en général, un risque de destruction du démarreur lorsque la clé reste bloquée en position démarrage dans le Neiman, entre septembre 2001 et janvier 2002, avec une campagne de rappel à l'époque. Le point concerne le début de carrière, pas spécifiquement le HDi, mais une 206 de cette fenêtre doit avoir l'historique de prise en charge. Source : Caradisiac, fiabilité 206.
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Notes atelier DV4C
Sur le 1.4 HDi 68 ch Euro 5 (206+ jusqu'en décembre 2012), L'argus publie des notes techniques internes : à-coups jusqu'au 22 février 2013 (reprogrammation), bruit de courroie jusqu'au 7 juin 2014 (pignon de vilebrequin et kit de distribution), odeur de carburant jusqu'au 12 avril 2014 (tuyau de retour d'injecteurs), et patinage d'embrayage sur les véhicules produits du 1er décembre 2010 au 5 novembre 2013, avec participation totale à 36 mois ou 60 000 km et participation partielle à 48 mois ou 80 000 km. Ce ne sont pas des fiches RappelConso, mais des opérations réseau à faire confirmer par le VIN. Source : L'argus, problèmes du 1.4 HDi 68 ch.
Années à éviter : risques documentés
Il n'existe pas de millésime 2014 ou 2016 de 206 1.4 HDi en Europe : la production française de la 206+ s'arrête en décembre 2012. Les fenêtres vraiment utiles sont celles des notes d'atelier et du train arrière, pas une liste de « mauvaises années » inventée.
| Année | Problème | Gravité | Coût moyen | Source |
|---|---|---|---|---|
| 2001-2002 source | Neiman qui peut bloquer la clé et détruire le démarreur (206 en général) | Haute si non traité à l'époque | Non chiffré dans la source | Caradisiac |
| Dès l'origine | Roulements de bras d'essieu arrière : jeu, roues inclinées, claquements | Haute | Pièces d'environ 1 300 € plus 4,80 h sur la 206+ selon L'argus | L'argus |
| 206+ de décembre 2010 à avril 2013 source | Grincements et jeu de traverse, prise en charge réseau sous conditions | Haute | Prise en charge 100 % pièces et main-d'œuvre sous 60 mois ou 100 000 km, selon fidélité réseau (L'argus) | L'argus |
Meilleurs millésimes à privilégier
Aucune source sérieuse ne désigne 2012, 2014 ou 2016 comme « meilleurs millésimes » de cette 206. Le choix se fait sur l'état, pas sur une cote fictive. Une phase 2 après le restylage d'avril 2003, ou une 206+ de 2009 à début 2010 encore en DV4TD Euro 3, évite une partie des notes Euro 5 (filtre à particules, échangeur EGR) décrites par L'argus pour le DV4C. Cela ne supprime ni les joints d'injecteurs du DV4TD, ni l'essieu.
| Année | Pourquoi | Risque principal | Prix occasion |
|---|---|---|---|
| 2003-2008 source | Phase 2, 1.4 HDi 70 encore au catalogue jusqu'en février 2009, sans le filtre à particules des Euro 5 d'avril 2010 (Caradisiac) | Joints d'injecteurs et train arrière | Selon état et historique, pas de cote unique |
| 2009 à début 2010 source | 206+ plus récente, moteur 70 ch encore décrit en Euro 3 par fiches-auto avant la bascule DV4C | Embrayage urbain et essieu | Selon état et historique, pas de cote unique |
| 2011-2012 | Dernières 206+ françaises, pièces encore courantes | Notes DV4C : distribution, retour d'injecteurs, embrayage produit entre décembre 2010 et novembre 2013 | Selon état et historique, pas de cote unique |
Kilométrages à viser ou éviter
Le kilométrage seul ne classe pas une 206 1.4 HDi. Des avis publiés par fiches-auto dépassent 200 000 km sur le 1.4 HDi 70, y compris des 206, sans que cela prouve une durée de vie garantie. Ce qui compte : carnet ou factures de vidange, absence de mayonnaise, démarrage à froid franc, et géométrie arrière encore saine. Un faible kilométrage uniquement urbain fatigue davantage l'embrayage et l'EGR qu'un usage mixte entretenu.
Exemplaire avec factures de vidange régulières, démarrage à froid net, pas d'odeur de gazole dans l'habitacle, train arrière sans jeu au contrôle visuel, et courroie de distribution dont la date est connue. La 206+ produite hors de la fenêtre décembre 2010 - avril 2013 est plus simple sur l'essieu, sans être exempte du défaut de conception.
Fuite noire autour des puits d'injecteurs, fumée persistante, embrayage qui patine, roues arrière en contre-carrossage visible, ou 206+ de décembre 2010 à avril 2013 dont la traverse n'a jamais été contrôlée. Un historique de vidanges absent pèse plus lourd que le chiffre au compteur.
Problèmes courants identifiés
Les fréquences ci-dessous viennent du recensement fiches-auto, pas d'un audit maison. Pour l'ensemble des 1.4 HDi 70 ch suivis (206+, 307 et C2 confondus), fiches-auto compte, parmi les avis recensés, 110 signalements d'injection, 51 d'embrayage, 37 de boîte, 35 de consommation ou fuite d'huile, 30 de démarreur, 23 d'EGR, 17 de distribution et 16 de turbo. Sur la seule 206+ 1.4 HDi 70, la même base isole 104 avis : l'embrayage y revient 15 fois, la consommation ou fuite d'huile 12 fois, la pompe à huile 5 fois, le turbo 4 fois, la distribution 4 fois, le FAP 4 fois, l'injection 2 fois et l'EGR 1 fois. Le bloc moteur lui-même casse rarement dans ce décompte (0 casse moteur sur ces 104 avis). Le talon d'Achille décrit par la rédaction est le couple injecteurs et joints, surtout sur les premières années, avec un turbo plus sollicité que sur le 1.4 HDi 55 ch.
Joints et injecteurs
Les joints cuivre sous les injecteurs se tassent. L'habitacle sent le gazole, un chuintement suit le régime, et le gazole peut polluer l'huile. Sur le DV4C, L'argus décrit aussi un tuyau de retour dont les clips s'usent, avec odeur de carburant, jusqu'aux véhicules concernés au 12 avril 2014. Un diagnostic de pression rampe peut remonter un code du type P0087, sans que ce code soit propre à la 206. À l'achat : moteur chaud, ventilation sur air extérieur, regarder les puits d'injecteurs.
Turbo et lubrification
Le turbo à géométrie fixe dépend d'une huile propre. Une fuite d'injecteur qui encrasse le retour d'huile, ou des vidanges trop longues, use les paliers. Fiches-auto note davantage de turbos sur les 68/70 ch que sur le 55 ch. L'argus ajoute, sur le DV4C, l'électrovanne de pression de suralimentation (voyant jusqu'au 6 janvier 2014) et un joint de pompe à huile côté distribution jusqu'au 21 octobre 2010. Un sifflement qui augmente avec la charge, ou un code de suralimentation du type P0234, impose un arrêt du projet tant que l'axe n'a pas été contrôlé.
Vanne EGR et, sur Euro 5 seulement, FAP
Le DV4TD d'origine a une EGR haute pression. L'usage urbain l'encrasse : à-coups, ralenti instable, perte de souffle. Le code P0401 correspond à un débit EGR insuffisant, à lire comme indice et non comme preuve. Le filtre à particules n'est pas l'équipement de la 206 1.4 HDi des années 2002-2008. Il apparaît dans les notes du DV4C Euro 5 : L'argus cite un message de colmatage jusqu'au 7 juillet 2013, et des céramiques de catalyseur tombées dans le FAP jusqu'au 13 septembre 2013. Une 206+ après avril 2010 se contrôle donc autrement qu'une 206 de 2004.
Distribution par courroie
La distribution est une courroie sèche, avec pompe à eau souvent dans le même environnement. Aucun intervalle unique n'est repris ici faute de barème d'atelier cité par les sources lues. Sur le DV4C, L'argus documente un bruit de frottement jusqu'au 7 juin 2014 : la flasque de vilebrequin se déssoude, le remède est le pignon de vilebrequin plus le kit de distribution. Sur une 206+, demander si cette opération a été faite. Le lien N/A ne correspond à aucun code : une courroie ne s'annonce pas par un défaut OBD avant la casse.
Embrayage, démarreur, train arrière
L'embrayage est le poste le plus cité sur la 206+ 1.4 HDi 70 dans le décompte fiches-auto (15 signalements). L'argus confirme le patinage sur les diesels PSA de cette génération, avec une fenêtre de production du 1er décembre 2010 au 5 novembre 2013. Le démarreur revient dans les pannes 206, et Caradisiac isole en plus la campagne Neiman de septembre 2001 à janvier 2002. L'essieu arrière, lui, n'est pas un défaut du HDi : fiches-auto le place en tête des problèmes connus de la 206+, toutes motorisations, et L'argus chiffre les pièces de traverse, roulements et bras autour de 1 300 € plus 4,80 h de main-d'œuvre. Second renvoi sans code dédié : N/A.
Versions et années à privilégier
Trois époques se distinguent, sans note sur dix. La phase 1 n'a le 1.4 HDi qu'à partir de l'automne 2001, en fin de carrière de cette phase (restylage le 14 avril 2003 selon Wikipédia). La phase 2 court jusqu'en février 2009, avec un catalogue qui se réduit au 1.4 HDi 70 côté diesel. La 206+ démarre le 1er mars 2009 et sort de Mulhouse le 17 décembre 2012. Le break SW a existé avec le 1.4 HDi, mais il quitte le marché européen en décembre 2006 : une « 206 SW » annoncée plus récente n'est pas une européenne d'origine.
206 phase 1 fin de série (automne 2001 - avril 2003) source
Premiers DV4TD 8HX, 70 ch annoncés, couple de 150 Nm, consommation mixte de 4,3 L/100 km selon l'annonce reprise par Autozine. Mécanique simple, sans FAP. Vérifier le Neiman si la voiture est de fin 2001 ou début 2002, et l'état réel du train arrière, déjà concerné.
Simple206 phase 2 (avril 2003 - février 2009) source
Même famille 8HX / 8HZ, souvent affichée 68 ou 70 ch selon les catalogues. C'est le gros du marché de l'occasion. Joints d'injecteurs et essieu restent les deux contrôles qui décident de l'achat. Pas de filtre à particules sur ce palier Euro 3 / Euro 4.
Courant206+ (mars 2009 - décembre 2012) source
Carrosserie et planche revues, moteur 1.4 HDi 70 au lancement, puis DV4C 68 ch Euro 5 à partir de 2010. Embrayage, distribution et dépollution demandent plus d'attention. La prise en charge essieu visait les voitures produites du 1er décembre 2010 au 30 avril 2013, sous 60 mois ou 100 000 km, selon L'argus.
Euro 5Inspection avant achat : protocole en 30 minutes
Commencer à froid. Un 1.4 HDi sain démarre sans long préchauffage une fois les bougies faites, tient un ralenti régulier et ne fume pas blanc longtemps. Odeur de gazole ventilation allumée : joints ou retour d'injecteurs. Ouvrir le bouchon d'huile : mayonnaise ou niveau qui monte signe un gazole dans le carter, suite classique d'une fuite de joint. Regarder la pompe à huile côté distribution, citée par les notes DV4C et par des avis 206+. En roulant, écouter un bruit métallique de turbo à l'accélération, puis relâcher : le frein moteur doit être franc. L'embrayage se teste en troisième à bas régime, pleine charge : s'il patine, le remplacement est à déduire tout de suite. Pour l'essieu, braquer sur un dos d'âne lent : claquement ou grincement arrière, et contrôle visuel du carrossage des roues arrière. Terminer par les factures : vidanges, distribution, éventuel remplacement de traverse.
Un passage au diagnostic sert à lire la mémoire, pas à « valider » la voiture. Les codes P0401, P0087 et P0234 orientent vers l'EGR, la pression de rampe et la suralimentation. Ils ne remplacent pas le contrôle visuel. Demander aussi le VIN et le faire passer sur la page rappels Peugeot. Pour les voitures importées, le contrôle utile est le procès-verbal français de contrôle technique et la cohérence des kilométrages, détaillée sur notre page détection d'un kilométrage trafiqué. Le prix d'une lecture en atelier varie selon le garage. Il reste faible face à une traverse ou à un turbo.
Votre exemplaire est-il concerné ?
Ce modèle a eu des joints d'injecteurs qui fuient, un embrayage qui s'use tôt en ville, et un train arrière à roulements de bras qui prend du jeu. La 206+ produite entre décembre 2010 et avril 2013 a en plus fait l'objet d'une participation réseau sur la traverse, et le DV4C Euro 5 a ses propres notes d'atelier (distribution, retour d'injecteurs, filtre à particules). Vérifiez si votre exemplaire est concerné avant de signer, avec le VIN et l'historique d'entretien, pas avec l'année seule.
- Relever le code moteur (8HX, 8HZ ou DV4C) sur la plaque rivetée et le type mines de la carte grise.
- Contrôler les puits d'injecteurs, le niveau d'huile et l'odeur dans l'habitacle moteur tournant.
- Tester l'embrayage en charge et écouter l'essieu arrière sur les ralentisseurs.
- Pour une 206+ après avril 2010, demander les opérations distribution, FAP et reprogrammation.
- Croiser la plaque avec le Rapport historique véhicule complet (14,90 €) pour voir sinistres, contrôles et usages antérieurs.
Coûts d'entretien réels constatés
Les barèmes chiffrés qui circulent sans devis daté ne sont pas repris ici. Deux ordres de grandeur sont publiés par L'argus sur la 206+ : les pièces de traverse, roulements et bras tournent autour de 1 300 €, auxquelles s'ajoutent 4,80 h de main-d'œuvre, avec une prise en charge intégrale réservée aux véhicules de moins de 60 mois ou de 100 000 km et encore suivis dans le réseau. Pour l'embrayage du 1.4 HDi 68 ch produit du 1er décembre 2010 au 5 novembre 2013 (L'argus), la participation était totale jusqu'à 36 mois ou 60 000 km, partielle jusqu'à 48 mois ou 80 000 km. Ces délais sont dépassés en 2026 : la facture revient à l'acheteur. Le reste (vidange, filtres, plaquettes, courroie) se traite au devis local. Les pièces du DV4 restent disponibles, ce qui limite le risque d'immobilisation, pas le montant d'un turbo ou d'une rampe.
Comparatif concurrents directs
Le 1.4 HDi n'est pas un moteur réservé à la 206. L'argus le cite aussi sur des Citroën, et rappelle la coopération d'origine avec Ford, sans que cela fasse de la Fiesta un clone de la 206 : l'essieu arrière, lui, est un sujet Peugeot 206 / 206+. Le concurrent d'usage, en citadine diesel de la même époque, est souvent un 1.5 dCi. La comparaison utile porte sur ce que l'on sait contrôler, pas sur une note sur dix.
| Modèle | Note | Avantage clé |
|---|---|---|
| Citroën C3 1.4 HDi | Même famille DV4 | Mêmes joints d'injecteurs et la même EGR, autre châssis |
| Ford Fiesta 1.4 TDCi | Bloc cousin DV / DLD | Même base industrielle, pas le train arrière de la 206 |
| Renault Clio 1.5 dCi | Autre moteur | Couple annoncé plus haut sur la Clio d'époque, avec ses propres injecteurs |
Fiabilité par tranche kilométrique
Aucune courbe chiffrée par tranche n'est publiée pour la seule 206 1.4 HDi. Le schéma qualitatif, cohérent avec les avis et les notes d'atelier, est le suivant : les premiers signes sont l'embrayage en ville et l'EGR, puis les joints d'injecteurs et le train arrière, enfin le turbo si l'huile a été négligée. Une distribution dont on ignore la date reste un risque quelle que soit la tranche.
Avantages et inconvénients
Lecture croisée des essais de lancement et des recensements d'avis. La sobriété annoncée est réelle sur le papier : 4,3 L/100 km en mixte pour la 206 de 2002 (Autozine). La longévité du bloc, elle, dépend de l'huile et des joints, pas d'une réputation générale de « diesel increvable ».
Points forts
- Bloc simple : huit soupapes, turbo à géométrie fixe, pas de FAP sur les 206 d'avant le DV4C
- Consommation mixte annoncée de 4,3 L/100 km dès 2002 (Autozine)
- Peu de casses moteur dans les avis 206+ 1.4 HDi recensés par fiches-auto
- Pièces de la famille DV encore courantes
Points faibles
- Joints d'injecteurs et, sur le 70 ch toutes autos confondues, injection très citée
- Embrayage, surtout en ville et sur les 206+ de la fenêtre 2010-2013
- Train arrière à roulements de bras, facture de traverse élevée
- DV4C Euro 5 : EGR, distribution et filtre à particules en plus
Foire aux questions
La Peugeot 206 1.4 HDi est-elle fiable ?
Le bloc DV4TD tient lorsque les vidanges sont faites et que les joints d'injecteurs sont repris avant que le gazole ne passe dans l'huile. Parmi les avis recensés par fiches-auto sur la 206+ 1.4 HDi 70, l'embrayage (15) et les fuites ou consommations d'huile (12) devancent le turbo (4). Le train arrière est un sujet de châssis, pas de moteur.
Quels sont les codes moteur du 1.4 HDi 70 ?
Sur la 206, les repères courants sont 8HX et 8HZ (DV4TD, huit soupapes, 1 398 cm³, Autozine). La fin de carrière 206+, à partir d'avril 2010, passe au DV4C affiché 68 ch pour la norme Euro 5. Le 16 soupapes d'environ 90 ch est un autre moteur.
Quelle est la différence entre 68 ch et 70 ch ?
L'annonce de 2001 parle de 70 ch et de 150 Nm à 1 750 tr/min. Les catalogues ultérieurs affichent 68 ou 70 ch et jusqu'à 160 Nm à 2 000 tr/min. Le 68 ch DV4C d'avril 2010 est la version Euro 5, pas un simple arrondi.
La 206 1.4 HDi a-t-elle un filtre à particules ?
Les 206 phase 1 et phase 2 en 1.4 HDi Euro 3 n'en ont pas. Le FAP apparaît dans les notes techniques du DV4C Euro 5, donc sur une partie des 206+ après avril 2010, avec des cas de colmatage et de céramique de catalyseur jusqu'en 2013.
Quelle durée de vie espérer ?
Des 206 1.4 HDi 70 ch sont décrites au-delà de 200 000 km dans les avis fiches-auto, y compris un titre d'avis Urban 2006 affiché à 400 000 km. Ce sont des témoignages, pas une moyenne. Sans vidanges rapprochées, le turbo et les injecteurs cèdent bien avant.
La 206+ 1.4 HDi est-elle la même voiture ?
Oui pour l'architecture : c'est la 206 restylée à partir du 1er mars 2009, produite en France jusqu'au 17 décembre 2012, avec le 1.4 HDi 70 ch au lancement (Wikipédia). À partir de 2010, le moteur peut être le DV4C 68 ch, et l'essieu des voitures du 1er décembre 2010 au 30 avril 2013 a fait l'objet d'une participation réseau.
Que contrôler sur une occasion ?
Démarrage à froid, odeur de gazole, niveau et aspect de l'huile, patinage d'embrayage, jeu ou grincement de l'essieu, date de la courroie, et VIN sur la page des campagnes Peugeot. Le rapport d'historique (14,90 €) sert à recouper les contrôles techniques et les sinistres, pas à remplacer l'essai.
Y a-t-il eu un rappel injecteurs ?
Pas de fiche RappelConso identifiée sous les références parfois recopiées en ligne. L'argus publie des notes d'atelier (tuyau de retour, distribution, embrayage, FAP) pour le 68 ch Euro 5. Caradisiac rappelle une campagne démarreur / Neiman entre septembre 2001 et janvier 2002 sur la 206. Seul le VIN tranche.
Méthodologie de notation Car Verif
Cette page ne repose pas sur un échantillon propriétaire. Elle recoupe des sources publiques : l'annonce technique de fin 2001, la chronologie Wikipédia de la 206 (phases et arrêt au 17 décembre 2012), le dossier L'argus du 20 mars 2015 sur le 1.4 HDi 68 ch, l'article L'argus d'octobre 2016 sur la traverse de 206+, le dossier fiches-auto du 1.4 HDi et la fiche fiabilité 206+ de la même base, l'article Caradisiac sur la fiabilité de la 206, et la page officielle des campagnes Peugeot. Un chiffre n'est cité que s'il figure dans l'une de ces pages. Les anciennes notes sur dix, les pourcentages de parc et les fourchettes d'euros sans devis ont été retirés. La méthode générale du site est décrite sur la page méthodologie.
Limites. Les compteurs fiches-auto mélangent, pour le 1.4 HDi 70 ch, la 206+ avec la 307 et la C2 : 110 signalements d'injection ne veulent pas dire 110 pannes sur des 206. Le sous-total 206+ (104 avis, 15 embrayages) est plus juste pour la fin de carrière, et reste un recueil d'internautes, pas un taux de panne. Les participations réseau de 36 mois, 60 mois, 60 000 km ou 100 000 km sont celles décrites par L'argus en 2015-2016. Elles ne s'appliquent plus d'elles-mêmes à une voiture achetée aujourd'hui. Pour un exemplaire précis, croiser l'essai avec un rapport historique véhicule.
Verdict final
La 206 diesel 1.4 HDi (8HX / 8HZ, 68 ou 70 ch, 2001-2012) est une citadine sobre, annoncée à 4,3 L/100 km (Autozine), dont le moteur dure quand l'huile est propre. Elle se refuse dès qu'une fuite de joint, un turbo bruyant ou une traverse arrière sont déjà engagés. Avant achat, vérifier l'historique via le rapport historique véhicule et l'essai à froid. Les autres diesels Peugeot du blog, dont l'analyse Auris 2.0 D-4D qui ne concerne pas cette 206, se lisent à part.
Avis publics sur Trustpilot
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